Dès le 9 octobre 2026 vous pourrez trouver en librairie la nouvelle édition de mon premier livre : Naturopathie, le guide complet au quotidien, paru aux éditions Rustica depuis 2018 et énorme succès puisque déjà vendu à plus de 50 000 exemplaires !


Cette nouvelle édition est non seulement mise à jour avec les dernières connaissances de 2026, mais surtout augmentée d’un tout nouveau chapitre entièrement consacré à la santé féminine. Les principales thématiques abordées sont : le syndrome prémenstruel (et le trouble dysphorique prémenstruel), l’endométriose, le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (ex-SOPK), la périménopause & ménopause, ainsi que la fertilité (féminine mais aussi masculine).
J’ai gardé la même trame d’écriture que dans le livre d’origine, c’est à dire que pour chaque thème vous retrouvez:
-un état des lieux complet de la problématique de santé incluant les chiffres actuels, la pathogenèse, ses causes (prouvées, probables, ou encore explorées) et la prise en charge classique en allopathie.
-quels en sont les symptômes principaux et les causes associées en naturopathie.
-les solutions naturopathiques concrètes pour chaque thème : alimentation, exercice physique, phytothérapie, micronutrition, gestion du stress.
Voici un extrait, consacré à l’endométriose :
» L’endométriose, de quoi s’agit-il ?
Cette maladie gynécologique touche en France une ou deux femmes sur dix en âge de procréer, et souffre aujourd’hui d’un retard de diagnostic de 7 à 10 ans. Une situation inacceptable lorsqu’on sait le niveau de douleur et les nombreux handicaps personnels, sociaux et professionnels qu’elle provoque. Une fois diagnostiquée, la prise en charge en allopathie de cette maladie reste encore malheureusement incomplète et accompagne uniquement les symptômes. La solution chirurgicale, bien que décisive dans l’amélioration de la maladie, n’adresse pas ses causes et reste encore une intervention lourde. Cette maladie est également une des causes principales d’infertilité chez la femme aujourd’hui, et elle est généralement détectée lors de consultations pour difficultés à tomber enceinte. En effet, 30 à 40 % des femmes souffrant d’endométriose sont concernées par l’infertilité.
La douleur est la caractéristique majeure de cette pathologie. Sourde, vive, omniprésente et diffusée dans de nombreux tissus dans l’organisme. Douleurs de règles, douleurs pelviennes hors des règles, douleurs lors des rapports sexuels, douleurs et difficultés de défécation, douleurs digestives et abdominales sont des symptômes très courants.
Les 5D
On parle des « 5 D » pour décrire les signes cliniques de l’endométriose :
– Dysménorrhée (dérèglement des cycles menstruels) ;
– Douleur pelvienne ;
– Dyspareunie (douleurs pendant les rapports) ;
– Dysurie (envie fréquente d’uriner) ;
– Dyschésie (douleur à la défécation).
L’endométriose est caractérisée par la présence anormale de cellules endométriales (c’est-à-dire issues de l’utérus) dans d’autres tissus du corps : les ovaires, les trompes, les ligaments utérins, le rectum, le vagin, la vessie, le péritoine, l’intestin, l’estomac, le diaphragme, et même parfois les poumons ! Ces cellules obéissent aux mêmes fluctuations hormonales que les cellules de l’utérus et saignent donc chaque mois sous l’influence des œstrogènes et de la progestérone. Elles construisent également des réseaux de nerfs sensitifs qui sont stimulés par les médiateurs pro-inflammatoires et génèrent une douleur chronique qui ne coïncide pas nécessairement avec les fluctuations hormonales. Lorsqu’elles sont placées ainsi, loin de l’utérus, elles provoquent des lésions fibreuses qui endommagent les tissus concernés, causant des douleurs et potentiellement de l’infertilité si elles sont sur les ovaires ou dans les trompes. Lorsque les cellules de l’endomètre prolifèrent à l’intérieur de la paroi musculaire de l’utérus, on parle d’adénomyose.
Toutes ces lésions sont dites ectopiques, c’est-à-dire pas à leur place habituelle.
Il existe quatre stades de I à IV de l’endométriose, selon la densité, la profondeur et l’étendue des adhérences, mais il est important de noter que le niveau de douleur n’est pas corrélé à la sévérité du stade de la maladie. Une femme touchée au stade II peut très bien souffrir davantage qu’une femme au stade IV.
La genèse de cette maladie est encore mal connue. Plusieurs pistes sont explorées, et il semblerait que les causes soient à variables multiples selon les femmes. Voici les causes théoriques principales à l’heure actuelle :
Les menstruations rétrogrades
Pendant les règles, une partie du sang menstruel contenant des cellules endométriales reflue dans les trompes au lieu d’être évacué par le vagin. Ces cellules se lient ensuite aux parois du péritoine, du pelvis ou de l’abdomen et se développent. Ce phénomène rétrograde est très fréquent puisqu’il touche presque 90 % des femmes, mais normalement, ces cellules sont détruites par le système immunitaire ; or, l’apparition de l’endométriose arrive chez 10 % d’entre elles. C’est donc que cet « essaimage cellulaire » est rendu possible par une déficience préalable du système immunitaire, très probablement sur un terrain d’inflammation systémique.
Il existe une théorie selon laquelle outre les cellules endométriales, ce seraient plutôt des cellules souches qui migreraient ailleurs dans l’organisme. Ces cellules se différencieraient alors in situ en cellules endométriales, et souvent avec l’action combinée des traitements hormonaux favorisant les œstrogènes. Ainsi, certains hommes ayant une forte imprégnation oestrogénique (souvent sous traitement hormonal et/ou en surpoids – phénomène de l’aromatisation) peuvent souffrir également d’endométriose, ce qui reste toutefois plutôt rare.
L’imprégnation oestrogénique
Une autre théorie stipule que la prolifération de cellules de l’endomètre serait due à des contractions excessives de l’utérus dans un climat d’excès d’œstrogènes. C’est cette hyperœstrogénie qui permet la prolifération et la croissance de ces « îlots cellulaires ».
Ici, nous pouvons nous interroger sur les causes de cet excès d’œstrogènes, qui sont très nombreuses et particulièrement d’actualité…
Mauvaise fonction hépatique ne recyclant pas suffisamment les œstrogènes ;
Déséquilibre glandulaire entre GnRH, FSH et LH ;
Présence de perturbateurs endocriniens issus des toxiques environnementauxconduisant à un excès d’œstrogènes, les xénœstrogènes : pilule contraceptive, métaux lourds, plastiques (bisphénol A), produits chimiques (pesticides organo-chlorés, DDT), dioxines, PCB… ;
Phénomène excessif d’aromatisation (production d’œstrogènes à partir des androgènes) ;
Facteurs héréditaires ;
Facteurs épigénétiques : stress, sédentarité, alimentation, tabagisme… ;
Facteurs microbiens. En effet, il existe des bactéries de la flore intestinale capables de métaboliser les œstrogènes, qu’on nomme l’estrobolome. En cas de déséquilibre de la flore intestinale, cet estrobolome peut être perturbé et conduire à une augmentation des œstrogènes circulants.
(…)
Le terrain d’inflammation chronique
Intimement corrélée au dérèglement immunitaire, l’inflammation chronique systémique est une condition préexistante à l’apparition et au développement de l’endométriose. Elle peut être objectivée par certains marqueurs-clés : la voie NF-kappa B, les interleukines pro-inflammatoires, les prostaglandines…
L’inflammation chronique systémique est le résultat de nombreux facteurs qui se recoupent avec les causes explorées de l’endométriose, ce qui est logique puisqu’elle en découle directement.
Nous allons donc retrouver ici, sans surprise, dans les causes de l’inflammation chronique :
– La présence de pathogènes conduisant à la surcharge et à la défaillance du système immunitaire ;
– L’élévation chronique du cortisol à cause du stress ;
– La dysbiose et l’inflammation intestinale ;
– La résistance à l’insuline ;
– Le stress oxydatif ;
– Des facteurs génétiques et épigénétiques comme le niveau de sédentarité, l’alimentation, la gestion psycho-émotionnelle ;
– Les toxiques environnementaux.
Le diagnostic et le traitement
Le diagnostic de l’endométriose repose sur un examen clinique des symptômes et une échographie, ou une IRM, pelvienne afin d’identifier les lésions. Un dépistage par test salivaire (l’Endotest®) est actuellement pratiqué dans certains hôpitaux à titre expérimental afin d’aider au diagnostic de l’endométriose pour les patientes chez qui l’imagerie ne donne pas de résultats concluants. Il s’agit d’éviter la chirurgie exploratoire, qui reste une intervention lourde pour poser un diagnostic !
Une fois le diagnostic posé, le traitement proposé consiste en première intention à donner la pilule contraceptive (ou à poser un stérilet hormonal) pour stopper les règles, et à donner des anti-inflammatoires pour calmer les douleurs. Des appareils d’électrostimulation sont parfois proposés pour soulager les douleurs. En cas d’échec, il existe seulement le recours à la chirurgie pour retirer les lésions, ce qui n’empêche malheureusement pas les récidives et qui n’est pas toujours possible lorsqu’elles sont disséminées. Enfin, cela ne règle pas le problème d’infertilité, les patientes touchées se voyant systématiquement orientées vers des parcours de PMA et un recours à la fécondation in vitro en cas de désir d’enfant.
L’accompagnement naturopathique a toute sa place dans cette pathologie et permet d’obtenir de très bons résultats sur l’amélioration des symptômes, la réduction de l’inflammation et la diminution des lésions. L’approche anti-inflammatoire systémique et le soutien du système immunitaire grâce aux outils naturopathiques sont ici particulièrement pertinents et cruciaux !
En pratique
Signes cliniques de l’endométriose :
La douleur : pendant les règles, abdominale, digestive, lombaire…
Les 5 D : dysménorrhée, douleur pelvienne, dyspareunie, dysurie, dyschésie.
Difficulté pour tomber enceinte.
Forts ballonnements, constipation chronique.
Causes possibles :
Déficience immunitaire.
Prolifération bactérienne.
Menstruations rétrogrades.
Inflammation chronique.
Perturbateurs endocriniens.
Hyperœstrogénie.
Clés naturopathiques
Alimentation
L’idée est d’adopter une alimentation globalement anti-inflammatoire afin de soutenir le système immunitaire et d’enrayer la cascade inflammatoire générale.
Éviter tous les aliments transformés et industriels : plats préparés, sauces, biscuits, chips, gâteaux apéro, viandes transformées (cordon bleu par exemple), poissons panés, charcuteries, céréales du petit-déjeuner, pain de mie, barres chocolatées… ;
Éviter les sucres raffinés : bonbons, sodas, chocolats, viennoiseries, laitages sucrés (yaourts, crèmes, glaces, boissons lactées…) ;
Éviter tout ce qui contient du gluten (surtout le gluten moderne) : pâtes, pain, baguette tradition, semoule, blé dur, et tout ce qui contient du blé, du seigle, de l’orge ou de l’épeautre (même le petit épeautre) ;
Éviter les laitages animaux en général, que ce soit de la vache, de la brebis ou de la chèvre ;
Modération sur les œufs si les douleurs sont très fortes, ainsi que sur le vinaigre et tous les produits à base de porc, de bœuf et d’agneau.
Éviter les gros poissons de fin de chaîne alimentaire pour limiter l’ingestion de métaux lourds et autres polluants de la mer : thon, saumon, espadon.
Éviter les acides gras, trans et saturés en excès : graisses animales, beurre, saindoux, fritures, charcuteries ;
Limiter l’alcool, le vinaigre et la caféine (café, thé, chocolat) pour en conserver le minimum (« dose plaisir ») ;
Favoriser les aliments riches en oméga 3 : sardines, maquereaux, pourpier, graines de lin broyées, graines de chia, noix de Grenoble ;
Favoriser les feuilles vertes amères dans l’assiette quotidienne : roquette, chicorée, coriandre, persil, blette, épinards, pak choï, chou kale… ;
Incorporer des fruits rouges (même surgelés) dans le quotidien : myrtille, cassis, framboise, mûre… ;
Favoriser les épices, herbes et racines anti-inflammatoires : gingembre frais, curcuma associé avec du poivre noir, cannelle, cardamome, thym, origan… ;
Consommer des glucides basifiants en cuisson douce (inférieure à 100 °C) : patate douce, pomme de terre, panais, châtaigne, courge, potimarron…, et limiter la consommation de céréales en général ;
Faire une cure de jus de céleri branche à l’extracteur pour drainer les toxines inflammatoires ;
Consommer quotidiennement de la dulse ou autre algue marine (nori, wakamé, kombu…) pour reminéraliser l’organisme. (…) »
La suite des conseils en phyto, posture de yoga, et autres techniques naturo à découvrir dans le livre… !
Pour bénéficier d’une prise en charge directe et personnalisée de votre situation, je reste disponible pour des consultations en visio :
RDV le 9 octobre dans votre librairie préférée !
